Bemba bloqué à La Haye, contentieux judiciaire Mwamba-Luhaka Le MLC menacé par une grande distraction ! (le phare)

Alors que la plupart des partis politiques mettent la dernière main aux listes de leurs candidats aux élections présidentielles et législatives, le MLC (Mouvement de. Libération du Congo) semble se complaire dans une grande distraction. La première surprise est venue de son dernier Congrès, au terme du quel les participants ont retenu Jean-Pierre comme leur unique candidat à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. Ce choix a été opéré dans un contexte où toute la planète sait que le « Chairman » est politiquement mort depuis son inculpation dans le dossier des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par ses troupes à Bangui, à l’époque de la rébellion, entre octobre 2002 et mars 2003.

Si le résultat recherche est de monter les enchères vis-à-vis de ses partenaires de l’Opposition dans la perspective d’un changement de gouvernance, l’on peut concéder aux cadres et militants du MLC leur souci de ne pas se présenter en position de faiblesse autour d’une éventuelle table de négociation.

Mais, dans l’hypothèse où Jean-Pierre Bemba serait toujours con sidéré comme un cheval valide pour la bataille de la présidentielle, l’on peut se demander à quoi servirait d’aligner un candidat disqualifié avant d’avoir affiché ses ambitions politiques.

S’agissant des scrutins législatifs nationaux coulés à la présidentielle du 28 novembre 2011, les gestionnaires du MLC parlent et agissent comme si leur parti n’avait aucun problème. Or, juridiquement, cette formation politique est confrontée à un dossier judiciaire relatif à la personnalité habilitée à l’engager légalement auprès des tiers, Nul n’ignore en effet qu’à la suite de sa révocation de son poste de Secrétaire Général et de sa radiation comme membre de cd parti, François Mwamba s’était tourné vers la justice pour faire valoir ses droits. Il conteste la décision du Collège des Fondateurs du MLC l’ayant démis e ses fonctions, entachée de vices de forme et de procédure. Selon les statuts en vigueur auquel s’appuie le plaignant, il .demeure, suite à l’incapacité juridique de Jean-Pierre Bemba d’exercer ses prérogative,s de président national, à la fois Secrétaire Général du parti et président national faisant fonctions. Par conséquent, le nouveau. Secrétaire général désigné par le même Collège des Fondateurs, le député national Thomas Luhaka, n’aurait pas qualité.

Jusque-là pendant au niveau du Tribunal de Grande Instance de la Gombe, le procès en est encore à l’étape des querelles de procédure. Les deux parties attendent toujours d’être fixées sur la suite du dossier. Nombre, d’observateurs pensent qu’au stade actuel di statu quo, le MLC court le risque de voir ses candidats à la présidentielle et à la députation nationale disqualifiés, au motif qu’il n’existe, pour l’heure, aucun responsable autorisé à l’engager auprès de la Commission Electorale Nationale Indépendante.

Au regard de la Loi Electorale, une liste des candidats du MLC portant la signature de François Muamba ou de Thomas Luhaka serait nulle et de nul effet. Le compte rebours est largement entamé. Si dans 11 jours, aucune décision judiciaire ne sort, les cadres et militants du MLC désireux de concourir pour la députation nationale devraient le faire soit comme indépendants, soit négocier avec leurs alliés d’autres partis ou regroupements politiques de l’Opposition.

Le conflit judiciaire qui déchire les frères ennemis risque d’être lourd de conséquences pour les membres de ce parti, en cette période électorale.

L’heure est donc grave. Il appartient aux cadres et militants du MLC ayant des ambitions électorales de réfléchir aux alternatives pouvant leur permettre de se présenter aux élections. Entre-temps, ceux qui se considèrent comme des bannis ont déjà pris leurs dispositions pour leur avenir politique. François Muamba et les cadres qui lui sont restés fidèles n’ont pas attendu le dénouement judiciaire de l’affaire MLC pour assurer leurs arrières, Ils ont d’ores e déjà mis sur pied, avec le, concours d’autres amis, politiqués, une plate-forme dénommée ADR (Alliance des Démocrates pour la République) pour endosser leurs candidatures. Ainsi, ils peuvent voir venir les choses… Quant à ceux qui continuent de chanter comme la cigale, ils sont en grand danger de subir le même sort que Jean- Pierre Bemba : la disqualification automatique.



DESIGNATION DU CANDIDAT COMMUN DE L’OPPOSITION Tshisekedi poussé à oublier Bemba, Kamerhe, Kengo, … (le congo nouveau)

Etienne Tshisekedi, le président national de l’UDPS et candidat déclaré à l’élection présidentielle a été désigné «candidat commun» ou «unique», c’est selon, de l’opposition le mercredi 24 août 2011 à Kinshasa. Mais, cette désignation ne semble pas faire l’unanimité. Car, elle n’a pas rencontré le consentement de toutes les forces politiques de l’opposition.

Parmi les partis qui n’ont pas donné leur quitus à la désignation du leader de l’UDPS figurent le Mouvement de Libération du Congo (MLC) de Jean- Pierre Bemba et l’Union pour la Nation Congolaise (UNC) de Vital Kamerhe. Présents à la paroisse Fatima où s’était tenue la rencontre qui a abouti au plébiscite d’Etienne Tshisekedi, Jean-Bertrand Ewanga et Jean-Lucien Bussa, respectivement Secrétaire général de l’UNC et Secrétaire général adjoint du MLC, n’ont pas pris part aux travaux.

Pour Jean-Bertrand Ewanga, ceux qui ont désigné Etienne Tshisekedi ont placé la charrue devant le boeuf.

«Pendant que les amis sont en train de se distraire ici avec la désignation du candidat commun de l’opposition à l’élection présidentielle, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) continue à multiplier des stratégies pour la tricherie», a lâché le Secrétaire général de l’UNC. En clair; pour le n°2 du parti de Vital Kamerhe, l’opposition devrait d’abord se pencher sur les problèmes posés à la CENI au lieu de privilégier le dossier du candidat commun. «Si l’opposition n ‘a pas accès au fichier électoral, elle peut beau désigner le meilleur candidat du monde, elle risque d’être surprise le jour de la publication des résultats de l’élection présidentielle », a expliqué Jean-Bertrand Ewanga, avant de rassurer que son parti ne s’oppose pas à cette démarche, mais il n’adhère pas à la manière dont les choses ont été faites. Du côté du MLC, la réaction est presque la même. Le parti de Jean-Pierre Bemba «condamne» également la démarche qui a été empruntée par les partis politiques qui ont désigné le président national de l’UDPS en qualité du candidat commun de l’opposition.

Toutefois, les représentants de deux partis précités ont reconnu que des contacts étaient déjà pris à un très haut niveau entre les dirigeants de l’UNC, du MLC et de l’UDPS. C’est la raison pour laquelle ils gardent espoir quant à la conclusion d’un accord politique entre les dirigeants de trois formations politiques. Quid du silence de l’UFC, de l’UN, de l’UREC …

A l’issue de la rencontre de la paroisse Fatima, seules les absences des partis de Vital Kamerhe et de Jean-Pierre Bemba ont été mises en exergue. Et pourtant, il y a plusieurs autres partis politiques de l’opposition qui n’ont pas pris part à ces assises, notamment de l’Union des Forces du Changement (UFC) de Léon Kengo, l’Union pour la Nation (UN) que dirige le député national Clément Kanku, L’UREC du docteur Oscar Kashala…

Question quelle est la position de toutes ces formations politiques par rapport à la désignation d’Etienne Tshisekedi ? Selon certaines indiscrétions, les dirigeants de ces partis s’aligneraient derrière la position adoptée par l’UNC et le MLC. Eu égard au nombre et poids des partis politiques qui ont choisi le leader de l’UDPS, il y a lieu de faire remarquer que la plupart des formations qui ont une certaine opinion sur rue.

Que faire ?

Etienne Tshisekedi va-t-il continuer en ignorant les partis et autres personnalités qui se sont « opposé » à sa désignation comme candidat commun de l’opposition? C’est là toute la question. En attendant la réaction du leader de l’UDPS, ceux qui l’entourent semblent donner l’impression de vouloir pousser leur champion à oublier, mieux, à mettre une croix sur Bemba, Kamerhe, Kengo …

Prudents, certains tshisekedistes estiment que le candidat désigné devrait s’employer pour faire le consensus autour de lui en entrant en contact avec ceux qui avaient claqué la porte avant sa désignation comme candidat unique de l’opposition. Est-ce que le président national de l’UDPS va-t-il prendre son courage à mains pour aller à la rencontre des « rebelles » ?

En clair, pour bénéficier des voix du MLC (à Kinshasa et naturellement dans la province de l’Equateur), pour être soutenu par les militants de l’UNC qui se comptent par milliers dans le Kivu, pour bénéficier de l’appui moral de Léon Kengo… Etienne Tshisekedi doit jouer la carte du rassembleur.

« Pour faire des omelettes, dit-on, il faut casser des œufs ». Cet adage doit faire raisonner le sphinx de Limete.



Ce vendredi, sur fond du cas « Yves KISOMBE » Marche de colère contre les agressions des journalistes (le phare)

Les journalistes de tous les organes de presse de Kinshasa se sont donné rendez-vous ce vendredi à midi au croisement des avenues colonel Ebeya et Huileries pour effectuer à l’appel de leur organisation professionnelle une «marche de colère» afin de dénoncer les violences physiques ou verbales à leur encontre.
Cette manifestation s’achèvera au Palais du peuple, où les marcheurs remettront au président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, un «mémorandum appelant à la déchéance de Yves Kisombe, député de la Majorité présidentielle, coupable d’injures cruelles et de menaces ouvertes à l’endroit de la journaliste, Eugénie Ntumba de la RTVS1 ».

Révoltées par cet outrage, les organisations professionnelles des journalistes ont décidé depuis mardi dernier de « décréter un embargo total de six mois contre l’honorable Kisombe sur tous les médias congolais et de former une chaîne de solidarité autour la journaliste concernée, rédactrice en chef à la chaîne privée RTVS1 ». A cette sanction, il faut ajouter la plainte au pénal déposée auprès du Procureur général de la République.

Entre-temps, la corporation journalistique a lancé un’ vibrant appel de solidarité aux journalistes et aux défenseurs des droits de l’homme afin d’exprimer tout haut cette colère.

Pour de nombreux observateurs, cette agression témoigne de la «multiplication d’intolérance» envers les journalistes, à l’aube de la présidentielle prévue, comme les législatives, le 28 novembre. Pareillement à la période préélectorale des élections de 2006 qui a vu les journalistes perdre des confrères comme Bapuwa Mwamba, Franck Ngyke, Serge Maheshe, Didace Numujimbo etc.; celle de 2011 annonce aussi ses couleurs avec dès menaces sur des journalistes. A titre exemplatif, le week-end dernier déjà un cameraman de la RTGA à été «violemment agressé» à Kinshasa pour avoir filmé les gradins vides, du stade où s’ouvrait le Congrès du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).

Par ailleurs, en fin juin dernier, Witness-Patchelly Kambale, 32 ans, travaillant à la Radio communautaire Lubero Sud, à Kirumba, dans la province du Nord-Kivu (est) avait été tué près de son domicile «par des hommes armés qui lui ont tire trois balles à bout portant dans la poitrine».

Autant que le souhaitent les partenaires de la RDC, la communauté nationale tient à aller aux urnes à la fin de cette année dans la sérénité: Les journalistes, chevaliers de la plume et du micro, otages des faits, seront d’une grande utilité pour L’atteinte de cette aspiration. La balle est donc dans le camp des autorités pour les sécuriser. On signale par ailleurs qu’en ce qui concerne le CSAC (Conseil supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication), les organisations de défense de la liberté de presse et de la déontologie ne sont pas les seules à se plaindre. L’Association nationale des Parents d’Elèves du Congo y est représentée, elle aussi, par un membre sorti d’une structure non compétente.



Fin de l’actuelle législature J. Kabila convoque les gouverneurs de provinces ! ( le palmares du 26 auot 2011)

Les situations sécuritaire, socio-économique, humanitaire et sociopolitique de l’heure dans notre pays exigent que le Chef de l’Etat et ses représentants en provinces, que sont les gouverneurs de province, s’entretiennent, surtout en cette fin de mandature commune. C’est donc depuis 2006 que le Président de la République Joseph Kabila et les gouverneurs de province assurent les fonctions régaliennes d’organisation plurielle de la nation congolaise, raison de plus pour ces fonctionnaires de se concerter pour des évaluations et autres perspectives d’avenir à faire.

En effet, il va sous le sens d’une pure routine administrative pour comprendre facilement ces échanges entre le Chef de l’Etat et ses collaborateurs aux différents gouvernorats. Il ne suffit pas d’être un territorial ou un analyste politique pour déduire de cette concertation de Kinshasa d’aujourd’hui, le travail de fond à accomplir en vue d’une maîtrise réelle de tous les maillons de la vie nationale.

A considérer les spécificités provinciales, le Pouvoir central tire d’un tel cadre de travail des éléments nécessaires pour la bonne conduite des affaires publiques. Cette rencontre est donc tombée à point nommé, des options nouvelles de développement multisectoriel sont à lever pour une meilleure atteinte des assignations.

Des diverses matières au centre des analyses, la question de la rétrocession semble ne pas trouver une solution efficace. La preuve nous est donnée par ces nombreuses insistances provinciales pour un retrait à la source des 40% des recettes fiscales. Le Katanga, par exemple, est venu réclamer cette rétrocession à cause des irrégularités à peine croyables décelées dans le système de fonctionnement y relatif.

Fin de l’actuelle législature, J. Kabila a convoqué les gouverneurs de province pour des échanges qui commencent aujourd’hui. Le voeu certain des populations congolaises, en cette période préélectorale aux nombreuses éventualités, est de voir lesdits échanges permettre l’obtention des solutions durables aux nombreux problèmes qui se posent dans les provinces.

La force du Gouvernement central provenant des provinces, il importe que toutes les représentations provinciales bénéficient du soutien du Pouvoir central. C’est dans cet ordre d’idées qu’il importe à ce que les limites des responsabilités soient correctement définies.

D’une telle rencontre, le Chef de l’Etat devient suffisamment informé des réalités du Congo profond. La porosité de nos frontières, pour n’évoquer que ce cas de figure, en appelle à une préoccupation première à prendre en compte. Un cas comme celui pour lequel le gouverneur du Nord-Kivu Julien Paluku a été convié de palper du doigt nuitamment interpelle. Tard la nuit, il était appelé à prendre connaissance de la flagrance d’une exploitation illicite des richesses congolaises du sol et du sous-sol.

Le gouverneur du Nord-Kivu précité a constaté une importante quantité de la cassitérite à bord d’un véhicule de la Monusco qui s’apprêtait à traverser vers le Rwanda. Pour rappel, il est triste d’apprendre qu’un véhicule commis pour la stabilisation de la RDC puisse servir au pillage des richesses congolaises.

Que cette concertation entre le Chef de l’Etat et les gouverneurs de province permettent de tourner beaucoup de ces pages sales du fonctionnement de nos services. Certaines de ces ages ne sont même pas à tourner, mis à arracher ! Un peu de conscience seulement est exigée pour que le Congo progresse.



Partage du pouvoir : J. Kabila et E. Tshisekedi choisissent la même direction !(le palmares du 26 août 2011)

Joseph Kabila évite à tout prix de commettre l’erreur de 2006. Un peu dans la panique et la précipitation, son camp vendit au Palu la peau de l’ours avant coup. Mais l’ours abattu fin octobre 2006, jour du vote du second tour de la présidentielle, la désillusion fut au rendez-vous. Le report des voix de l’escarcelle d’Antoine Gizenga à celle d’e Kabila ne fut pas à la hauteur des attentes.

En dépit du mot d’ordre clair du Patriarche, le challenger de Kabila au second tout lui infligea une défaite au Bandundu.

Bemba tournait globalement autour de 60 pour cent, pendant que Joseph Kabila flirtait avec la quarantaine.

A l’Equateur, la situation fut pire. Nzanga, qui avait réussi à glaner 5 pour cent au premier tour ne fut juste capable que de concéder I pour cent à Kabila. Trop maigre en tout Cas. En dépit de cette contre performance électorale, l’Udemo avait déjà empoché au préalable une vice primature, un ministère, quelques vices ministères ainsi que des mandats publics au sein du portefeuille national.

Le Palu reçut plus. La primature, des ministères stratégiques (au nombre desquels les Mines, le Budget et les Transports), sans compter les vices ministères et les postes de commandement au sein des entreprises publiques.

Pour la première fois dans l’histoire de la démocratie, la Majorité parlementaire dut produire une pyramide complètement inversée. Avec 34 députés, le Palu prit la primature au détriment du PPRD qui en possédait 111.

L’autorité morale de la Majorité a, de cette mésaventure électorale ; retenu une leçon radicale : jamais il ne donnera à personne le Bon Dieu sans confession. Nul ne peut désormais revendiquer quoi que ce soit sur la simple base de ses prétentions électorales. Tout le monde a l’obligation d’aller à Canossa le 28 novembre prochain.

Vieux de la vieille

Du Côté de l’Udps, Tshisekedi, qui a blanchi sous le harnais de la politique et a eu le mérite de tout voir et apprendre, de la félonie à la plus insoutenable des mascarades, la triste expérience de Kabila en 2006 a eu un écho plus qu’interpellateur.

Pour la première fois de sa longue et rude carrière, le sphinx de Limete a une approche similaire avec celle du pouvoir.

Comme Kabila chez lui à Kingankati, Tshisekedi, à la 10ème rue, rejette avec la dernière énergie tout projet de partage préalable et nominal du pouvoir au sein de l’opposition.

L’unique concession qu’il a faite, est celle d’avoir défini au préalable une grille de réparation du pouvoir en cas de double victoire de l’opposition. A la présidentielle et aux législatives.

La fameuse grille prévoit que la primature revienne à un parti autre que l’Udps, notamment celui qui aura aligné le plus grand nombre de députés nationaux et provinciaux. La présidence de la chambre basse du parlement va échoir à la formation qui se placera en tête du hit aux législatives nationales en dehors, bien entendu, de l’Udps et du parti du Premier ministre. Et le sénat reviendra à celui qui aura le plus de sénateurs, l’Udps, le parti du Premier ministre et celui du numéro 1 de l’Assemblée nationale exclus.

La prochaine législative s’annonce impitoyable. Elle menace de démarrer sous les chapeaux des roues et ne compte faire de cadeau à personne. Gare aux paresseux et autres parasites politiques.



Prochain scrutin électoral 2011 en RDC (journal l’observateur du 26 août 2011

Des candidats à la présidentielle traînent encore le pas

Après l’ouverture des Bureaux de réception et de traitement des candidatures (BRTC) il y a quelques jours, à Kinshasa les potentiels candidats à l’élection présidentielle prévue au 28 novembre prochain ne se bousculent pas au portillon. Jusqu’à la date du 22 août courant, il y a eu à peine 8 formulaires pour les candidats indépendants et 16 formulaires pour les partis politiques retirés, rapportent des sources de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

 

Le même manque d’engouement est aussi observé chez les potentiels candidats à la députation nationale. A la même période considérée, 205 formulaires des candidats indépendants à la députation nationale ont été retirés contre 427 pour les partis politiques. Pour le compte des groupements politiques, il n’y a eu que 10 formulaires retirés.

Selon le chronogramme des activités de réception et de traitement des candidatures à l’élection présidentielle et à la députation nationale, la date limite pour le dépôt des candidatures est fixé au 5 septembre prochain à 18 heures 30 pour Kinshasa et à 17 heures 30 pour les autres provinces.

Dans l’entre-temps, le déploiement du matériel non sensible se poursuit dans plusieurs coins de la république. Déjà 34 véhicules ont été acheminés à l’intérieur du pays. A Kinshasa, la CENI vient de réceptionner 4 imprimantes de grande capacité. Une acquisition financée par le Projet d’appui au cycle électoral (PACE) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Les 4 imprimantes seront utilisées pour l’impression des listes électorales.

A Kananga vient de d’achever la formation des logisticiens des provinces du Kasaï Occidental et du Kasaï Oriental. Elle s’est tenue du 19 au 22 août courant et a regroupé 28 logisticiens de la CENI. Cette formation avait pour but de renforcer les capacités des logisticiens du secrétariat exécutif provincial et des antennes locales.

Pas plus tard que le lundi dernier, le président de la CENI, Daniel Ngoy Mulunda, a présidé la réunion du comité de partenariat pour les élections en RDC. Les participants ont fait l’état de lieu d’avancement du processus électoral, la promulgation de la loi portant répartition des sièges par circonscription électorale pour les élections législatives et provinciales, le fonctionnement des Bureaux de réception et de traitement des candidatures (BRTC), la présentation du budget électoral, le niveau d’exécution budgétaire, le plan d’achat et le plan de déploiement du matériel électoral.

La société civile exhortée à un rôle actif dans le processus électoral

Toujours en rapport avec les prochaines échéances électorales, le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies en RDC, Fidèle Sarassoro, a exhorté les organisations de la société civile à s’impliquer et à jouer un rôle actif. Tout en oeuvrant pour un environnement pacifié propice à la tenue d’élections transparentes et crédibles.

Le représentant spécial adjoint s’exprimait ainsi au cours de la réunion tenue dernièrement à Kinshasa, en compagnie des responsables de la Division politique, de la Division électorale et de Section des affaires civiles (CAS) de la Monusco, ainsi que des représentants de la société civile.

 » La rencontre a conclu en la nécessité de mettre en place un cadre consultatif qui aura pour mission de passer en revue régulièrement l’observation du processus électoral et les différentes violations relevées « , a souligné le porte-parole de la Monusco, Madnodje Mounoubaï, au dernier point de presse hebdomadaire des Nations Unies.

Concernant justement le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies en RDC, il vient de boucler une visite de travail de trois jours (soit du 23 au 25 août courant) à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud Kivu.

Au cours de son séjour à Bukavu, Fidèle Sarassoro, a rencontré le gouverneur du Sud Kivu avec qui, ils ont échangé sur la situation sécuritaire, humanitaire et politique qui prévaut actuellement dans cette partie du pays.

Le représentant spécial adjoint a en outre procédé au lancement du projet Système bio-économie intégrée (SBI) et inauguré une radio communautaire dans le cadre du projet gouvernemental STAREC (Stabilisation et reconstruction). Il a par la suite visité d’autres projets relevant toujours de la STAREC, notamment, le camp militaire Saio et le centre de négoce de Mugogo, avant de rencontrer les autorités locales du territoire de Walungu.



Candidature unique de l’Opposition La LIDEC dénonce (la prosperité )

Le 25 août 2011 QUESTION DE LA CANDIDATURE UNIQUE DE L’OPPOSITION Au nom de sa Présidente nationale Mme Angèle Makombo-Eboum, la Ligue des Démocrates Congolais (LIDEC), parti politique de l’opposition, déplore le recours à des procédés peu loyaux et peu démocratiques au sein de l’opposition politique pour annoncer hier 24 août, la désignation d’un soi-disant candidat unique de l’opposition à l’élection présidentielle prévue le 28 novembre 2011. La LIDEC qui prenait part, ainsi que d’autres partis de l’opposition, à des consultations tenues dans l’enceinte de l’Eglise Fatima à Kinshasa, regrette n’avoir pas été consultée sur cette question. La LIDEC dont les positions n’ont absolument pas été prises en compte lors desdites consultations, récuse par conséquent l’annonce de cette soi-disant candidature unique de l’opposition. La LIDEC tient à rappeler qu’elle plaide pour une candidature unique de l’opposition à la présidentielle. A maintes reprises, sa Présidente nationale a recommandé la tenue de débats télévisés pour départager les différents candidats de l’opposition au scrutin présidentiel. La Présidente nationale de la LIDEC réitère que de même que le gouvernement sortant doit rendre des comptes sur son bilan, chaque prétendant à l’investiture de la candidature unique de l’opposition doit rendre des comptes à la population congolaise sur ses actions et sur les projets qu’il (elle) a défendus. Le peuple congolais a besoin de comprendre le passé de chacun(e) afin de pouvoir désigner sereinement celui (celle) qui sera le (la) plus apte à le conduire vers sa destinée. Une fois la question du bilan évacuée, chacun(e) devra ensuite défendre son projet de société. Les débats télévisés entre les différents candidats de l’opposition devraient avoir lieu avant la tenue de primaires selon des modalités à définir, en vue de la désignation du candidat unique de l’opposition. Un débat télévisé contradictoire doit également avoir lieu avant la tenue de l’élection présidentielle entre le Président sortant et le (la) candidat(e) de l’opposition qui aura été désigné(e) à l’issue des primaires de l’opposition que la LIDEC appelle de ses vœux. C’est le prix à payer pour que la démocratie devienne une réalité en République Démocratique du Congo. Compte tenu de ce qui précède, Mme Angèle Makombo-Eboum, Présidente nationale de la LIDEC et unique femme candidate déclarée à l’élection présidentielle de novembre, ne se désiste au profit d’aucun candidat et maintient par conséquent sa candidature à la présidentielle de novembre.



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